04 mai 2015

Running Time - Comment je me suis remise au sport.

 

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Rappelez-vous, il y a à peu près un an,
je me mettais à la course à pied suite au généreux don d'une tenue de sport complète par ma maman.

J'avais tenu deux semaines. Et puis fini. Oublié le running. J'avais d'autres choses en tête. 
Cette année, avec le retour des beaux jours, j'ai décidé de m'y remettre mais surtout, de m'y tenir.

Qu'on se le dise, je n'ai jamais été une grande sportive. Mis à part au collège, quand je cumulais les activités extra scolaires (danse, cirque, GRS... Je ne sais pas trop comment j'arrivais à faire tout ça d'ailleurs...) mais ça a du durer deux ans. Après je me suis bien calmée. Je me suis essayée à la danse africaine, mais je n'ai jamais réussi à trouver la motivation de continuer.

 

Si bien que ça faisait à peu près deux ans que je n'avais pas eu d'activité sportive régulière.
Et à force d'y penser, ça a fini par me gêner.

 

 

- Pourquoi se remettre au sport? -

Il y a toutes sortes de raisons pour se remettre au sport. Pour moi, il y en a eu deux principales:

  • 1) Je suis asthmatique, et depuis des années, mon allergologue (que j'exècre au passage mais là n'est pas la question) m'a bien fait comprendre qu'avec mes fragiles petits poumons, il était impératif que je fasse une activité physique "qui ventile", pour les faire travailler. Selon lui, la danse africaine, c'était pas assez. J'aurais bien voulu le voir se trémousser au son du djembé, et lui demander si ça ventilait assez ou pas. Anyway, quand je me suis rendue compte que j'avais parfois du mal à respirer correctement, je me suis dit qu'il était temps de me prendre en main.

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  • 2) Ces derniers mois, j'étais un peu enchaînée à mes études et mon projet de diplôme, travaillant tous les jours de la semaine ou presque, et passant le plus clair de mon temps à l'école, derrière mon ordinateur. Autrement dit, ambiance "je peux péter les plomb à chaque instant sous la pression".

 

stress

 

 


Ce qui a bien failli arriver. Et le seul moyen que j'ai trouvé pour relâcher cette pression sans culpabiliser, ça a été le sport.

M'autoriser une à deux fois par semaine une séance de course pour me vider la tête a été une des meilleures décisions que j'ai prise ces derniers temps. A mon avis, ça a été ma garantie réussite aussi. Suite à un entretien pour un stage dans lequel j'avais fondé beaucoup d'espoir et qui n'a pas abouti, j'ai failli tout laisser tomber. Finalement, j'ai couru 40 minutes et après tout allait mieux

Le sport remet tout à plat, et ça fait du bien.

 

 

 

 

- Et donc, pourquoi la course à pied? -

Parce que je suis une feignasse. 

 

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Loin de moi l'envie de dénigrer cette activité. Mais je savais très bien qu'il me fallait un sport "accessible" tout le temps, pour être le moins de fois possible tentée de me dire "oh non j'ai la flemme ça demande trop de préparation". Non, là, il me suffit de me dire "Allez go j'y vais", j'enfile ma tenue, je mets mes baskets, je lance mon appli runkeeper, je visse mes écouteurs dans mes oreilles et c'est parti. A Lyon, il y avait un parc tout neuf à 2 minutes de chez moi, ce qui était réellement parfait. Aucune excuse. Sauf la pluie parfois, je l'avoue.


Sachant que j'allais partir de Lyon quelque temps plus tard, il m'était difficile de m'inscrire dans un club ou ailleurs pour faire un autre sport. Parce que quand on ne roule pas sur l'or, on va moins facilement dépenser ses deniers de façon inutile. Alors à force d'y réfléchir, la course s'est imposée comme la meilleure option que j'avais. Et puis c'est rapide: en une heure c'est bouclé, et après, on se sent bien.

 

 

- Ce que le running m'a apporté. -

Depuis que je cours, j'ai plus de volonté. Pour tout. Parce que pour passer de 40 à 45 minutes de course d'une séance à l'autre, il m'a vraiment fallu aller chercher loin. C'est rien du tout 5 minutes. Mais quand on court, c'est une autre histoire. Il m'a fallu une grande motivation, à coup de discours d'encouragement dans ma tête "Oui, tu peux le faire, c'est juste 5 petites minutes en plus..." ou encore "Allez, tu cours jusqu'au terrain de basket et c'est fini". Pour stimuler ma motivation, je me mets des petits challenges.

 
Ca peut être:

- Ne pas courir moins que la dernière fois.
- Si je cours moins, alors je cours plus vite.
- Réduire mon temps par kilomètre.
- M'imposer un nombre de kilomètres.
- Courir deux fois dans la semaine.

Et puis au fur et à mesure, relever ces petits challenges de rien du tout, ça devient un petit plaisir qu'il est difficile de me refuser. Et à chaque fois, j'en fais un peu plus. A chaque fois, je me rends compte que je peux y arriver, que ce n'est qu'une question de motivation et de volonté. Et que la volonté, ce n'est pas inné mais que ça s'aquiert. Courir avec une application m'aide beaucoup. Parce que ça structure ma course, et que ça me fait un récapitulatif de mes performances, me permettant de me fixer des objectifs pour les fois suivantes. Et quelle fierté de constater les kilomètres parcourus semaine après semaine, mois après mois!

Du coup maintenant, à chaque coup dur dans la vie, je pense à la course. A ce que je sais que je peux accomplir. Ca me rassure et me motive. Et ca me donne envie de faire toujours mieux. C'est très positif.

Ensuite, sans parler de perte de poids parce que ce n'est pas vraiment mon objectif, je sens que j'ai gagné en muscles et en fermeté. Et ça, mine de rien, à l'approche des beauc jours, ça fait vraiment plaisir. C'est terriblement efficace pour le bien être et la confiance ;)

Et puis je crois que ça me permet d'avoir vraiment ce moment où je fais les choses pour moi, et moi uniquement. C'est mon instant bonne conscience, où je me fais plaisir tout en sachant que c'est bon pour moi. C'est une grande source de satisfaction, et après deux mois de course régulière, je commence à ressentir l'envie d'y retourner.

 

 

coach

 

- Mes conseils d'amateur -

 

Pour bien courir et s'y tenir de façon régulière, il y a des petits trucs et astuces bien pratique. Ou en tout cas, sur moi, ça marche ;)

La tenue, c'est super important.

Autant pour la motivation que pour le corps, vraiment.

J'ai acheté tout mon matériel chez Decathlon, à des prix très abordable (mis à part mes nouvelles baskets de running, des jolies Nike grises avec des touches fluo, parce que j'avais envie de me faire plaisir!)

Et puis de temps en temps je peaufine mon attirail. J'ai commencé avec un corsaire, un t shirt, une brassière des baskets et des chaussettes.

Aujourd'hui j'ai un collant pour les temps grisatres, un short pour les temps chauds, un t-shirt manche longues, un deuxième t shirt manches courtes, trois nouvelles paires de chaussette, une deuxième brassière (que j'ai oublié chez mes parents depuis des mois mais bon, je ne desespère pas de la retrouver un jour) et le petit plus, cadeau de ma copinette de course: un brassard pour mettre mon smartphone dedans. Le summum de la classe.

Ca aide pour de vrai. Et puis quand on investit un peu, on se dit qu'on est obligé de tout utiliser.
Et moi, ça me fait me sentir légitime. C'est un peu débile, mais je me sens moins pequenaud qu'avec un pauvre jogging inadapté et un T shirt de pyjama.

Quitte à s'y mettre, autant le faire à fond!

Et vraiment, pour les chevilles les pieds et le genoux, soyez exigeants sur vos baskets de running, et changez les une fois par an. Vous verrez la différence. Je me souviens encore d'être allée courir en Converse il y a 6-7 ans, au début de ma vie étudiante... Le massacre!

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Choisir son type de parcours en fonction de ses objectifs et capacités.

J'ai testé plusieurs types de courses depuis deux mois, pour trouver ce qui me convient le mieux. Et force est de constater que ça joue sur mes performances (même si je ne fais pas la course à la performance, il s'agit avant tout de me sentir bien et d'être fière de moi!)

1) Courir sur un parcours répétitif.
Typiquement, la plupart de mes courses se sont faites au Parc Blandan, à Lyon, où j'effectuais des tours de parc, toute seule avec ma musique et mon application.

Je crois que j'aime bien ce type d'entrainement, parce que je peux me fixer des objectifs, tout en sachant que j'ai la possibilité d'arrêter à chaque instant.

En général en début de course, je détermine combien de temps j'espère courir. Ca varie entre 30 et 50 minutes, avec un moyenne à 40.
Alors je me fais mon petit parcours dans ma tête. Je choisis le nombre de tours de parc que je veux faire, en l'adaptant suivant ma fatigue ou ma lassitude. Parce que courir c'est monotone et répétitif alors il faut, me semble-t-il, se faire des petites surprises. Donc je préconstruis ma course en amont (enfin au début, dans les 2 premières minutes) et puis je finis de la construire au fil du temps.

2) Courir sur un aller retour.
Ca, je dois avouer que je n'aime pas trop, parce que ça demande vraiment de la volonté.
Même si je sais dès le départ que je vais faire tant de kilomètres et que ça devrait te conditionner, je ne peux pas me dire "allez plus que 5 minutes et je m'arrête" quand je n'en peux plus. Quand je fais un aller retour quelque part, tant que je n'ai pas atteint ce point où je fais demi tour, je passe mon temps à me dire "ohlala il va falloir courir encore tout ça au retour..." et généralement, ça me déprime complètement. Alors j'évite autant que possible ce genre de parcours, du moins, quand je suis seule.

3) Courir sur une boucle.
C'est déjà plus agréable, parce qu'il n'y a pas cette sensation de faire deux fois la même chose de façon pénible. Autant quand je fais des tours de parc j'aime bien parce que c'est rapide, mais l'aller retour c'est vite difficile. Mais il n'y a pas ce côté je m'arrête quand je veux, ce qui peut être compliqué. Ou alors être source de challenge. C'est ce qui m'est arrivé cette semaine. J'ai courru à la campagne avec mon oncle et ma tante sur un parcours que je ne connaissais pas, et du coup, j'ai bien été obligée de le faire jusqu'au bout. Résultat: 10 km en 64 minutes. J'étais très fière ;)

Le tout , c'est de trouver ce qui correspond à chacun, autant en terme de parcours que de rythme. 

 

 

Ne pas courir à jeun

Ca peut paraitre logique, mais c'est important surtout quand on n'est pas habitué. Ma première course il y a plus d'un an a failli se solder par un évanouissement parce que j'avais cru malin de ne pas déjeuner avant. Résultat, après vingt minutes de course au soleil et avec une brassière trop serrée, j'ai commencé à voir tout blanc et à j'ai du m'assoir pour ne pas défaillir. Autant dire que ça ne donne pas trop envie de continuer.

Alors il peut être assez judicieux de se prévoir une barre de céréale, et pourquoi pas une gourde. Moi je ne bois pas en courant, parce que ça m'encombre, mais je n'exclue pas l'idée de m'acheter une petit camel bag pour les séances estivales. Et de la crème solaire aussi. Parce que le soleil c'est le mal, même s'il ravive toujours mon coeur.

 

 

- Mes objectifs -

Parce que je fonctionne comme ça. Je ne sais pas comment avancer autrement alors je planifie les choses. A peu près.

  • Mon premier objectif était de courir 10 kilomètres en moins de 65 minutes en suivant un entrainement sur 16 semaines avec runkeeper. Mais j'ai réussi à le faire sans l'aide de l'appli, alors finalement... Il va me falloir trouver un autre plan d'entrainement!
  • J'aimerais réussir à trouver un rythme d'entrainement de 2 à 3 séances par semaine. Pour l'instant, je m'impose d'y aller une fois par semaine minimum, parce que concrètement, c'est plus simple d'y aller le week end, mais si je pouvais aussi y aller en semaine, ce serait mieux.
  • J'aimerais m'inscrire à une course aussi. Pas un marathon parce qu'en l'état j'en suis incapble, et ça demande un entraînement vraiment différent. Mais un petit 10 ou 15 kilomètres ça me plairait bien.
  • Et puis en complément, j'aimerais rééquilibrer mon alimentation de façon pérenne. Sans aller jusqu'à tout compter, et surtout sans jamais me priver ou me restreindre de façon drastique (parce que de toute façon, ça ne marche jamais avec moi, je deviens obsedée par la nourriture) mais j'aimerais vraiment être en accord complet avec moi même, avoir une alimentation saine dans laquelle je peux me faire plaisir et dans le meilleur des monde, perdre les quelques kilos de l'hiver qui compromettent légèrement mes sorties bikinis à venir.

runrunrun

Voilà, c'était un peu long. 

Mais je crois que ça me tenait à coeur de partager tout ce que le running, longtemps méprisé et détesté, a fini par m'apporter!
Je crois que c'est une question de maturité. Je grandis, je vieillis, j'ai envie d'autres choses.
Comme un vrai chez moi, mais ça on pourra en reparler plus tard ;)

-

Et vous, vous faites du sport?
Vous détestez ça?
Vous courez? 
Vous vous retrouvez un peu dans ce discours?
Dites-moi tout!

Juliette

Posté par juliette_b à 10:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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